Le TDAH chez les garçons : symptômes et diagnostique

“Le TDAH c’est juste être hyperactif.” “C’est quelque chose que seuls les garçons ont”.

Ce ne sont là que deux des nombreux mythes concernant le TDAH. Il y a pourtant un fond de vérité derrière eux. Les filles et les garçons souffrent tout autant du TDAH. Mais les garçons sont plus susceptibles que les filles de recevoir un diagnostic de TDAH. C’est parce qu’ils sont plus susceptibles de présenter l’hyperactivité comme symptôme.

Chaque enfant atteint du TDAH est unique. Mais dans de nombreux cas, l’expérience du TDAH chez les garçons peut être très différente de celle des filles. En savoir plus sur le TDAH chez les garçons.

Symptômes et diagnostic du TDAH chez les garçons

Le TDAH présente quatre symptômes principaux : l’hyperactivité, l’impulsivité, l’inattention et la distractibilité.

Les garçons sont plus susceptibles que les filles de présenter l’hyperactivité comme symptôme. Cela peut se traduire par :

  • courir et crier en jouant, même à l’intérieur
  • Jouer trop brutalement
  • Se cogner aux gens et aux objets
  • bouger constamment, même en position assise.

Des symptômes comme ceux-ci expliquent pourquoi les garçons atteints de TDAH correspondent souvent au stéréotype du TDAH : un enfant qui est constamment en mouvement et qui agit de manière impulsive.

Ce type de comportement est plus susceptible d’attirer l’attention à la maison et en classe que d’autres symptômes du TDAH, comme les difficultés de concentration. Les garçons sont donc plus susceptibles que les filles de recevoir un diagnostic de TDAH dans leur enfance.

Hyperactivité, impulsivité et “méchanceté”.

Les garçons (et les filles) qui sont hyperactifs et impulsifs se font généralement remarquer, ce qui peut être bon et mauvais. Bon parce que leur TDAH a plus de chances d’être identifié et traité rapidement. Mauvais parce que leur comportement leur cause souvent des ennuis.

Ils peuvent recevoir beaucoup de commentaires négatifs de la part des enseignants, des frères et sœurs, des entraîneurs et des autres familles. Cela peut être très stressant. Cela peut nuire à leur estime de soi et les inciter à se comporter davantage, ce qui peut entraîner des problèmes de discipline.

Imaginez ce scénario. Un élève de l’école primaire atteint de TDAH attrape le crayon d’un autre enfant et commence à jouer avec. Son camarade de classe en parle à l’enseignant, qui le gronde devant toute la classe. Se sentant déjà comme un “mauvais” enfant, il rentre à la maison en colère et se dispute avec sa sœur. Maintenant, il a aussi des problèmes à la maison.

L’hyperactivité peut être un énorme défi pour les garçons. Mais n’oubliez pas que certains garçons atteints de TDAH ne sont pas hyperactifs. Il peut y avoir des conséquences à cela aussi.

Parce qu’ils ne correspondent pas au stéréotype, les garçons qui ne sont pas hyperactifs sont plus susceptibles d’être négligés (comme les filles). Ils ne reçoivent peut-être pas l’attention négative, mais ils ne reçoivent pas non plus le soutien dont ils ont besoin.

La croyance que “les garçons seront des garçons”.

Chez les jeunes garçons en particulier, l’hyperactivité peut être considérée comme un simple “comportement de garçon”. Les gens peuvent penser qu’il est normal d’être très actif, même au point de déranger les autres, et que les garçons s’en passeront en grandissant.

Cette croyance est erronée et peut également entraîner deux conséquences indésirables. La première est qu’un enfant atteint de TDAH ne sera diagnostiqué, traité ou soutenu à l’école que beaucoup plus tard. La seconde est que cela envoie le message que son comportement est acceptable, même s’il se sent hors de contrôle ou différent des autres garçons. Personne ne reconnaît qu’il a des difficultés.

Difficultés sociales

De nombreux enfants atteints de TDAH ont des difficultés à se faire des amis et à s’intégrer. Les garçons sont toutefois confrontés à un ensemble unique de défis sociaux. On attend souvent d’eux qu’ils soient durs et qu’ils encaissent les coups. Mais de nombreux enfants atteints du TDAH ont du mal à gérer leurs émotions. Et ils n’interprètent pas toujours une situation sociale de la bonne façon.

Imaginez qu’un collégien atteint du TDAH se retrouve avec ses camarades de classe à la récréation. L’un des autres garçons le taquine en s’amusant d’une petite chose. Au lieu de s’en moquer ou de répondre de manière amusante, le garçon se met en colère et part en claquant la porte, laissant les autres garçons perplexes. Le lendemain, ils l’ignorent.

Parfois, les garçons atteints de TDAH se comportent comme le clown de la classe pour masquer leurs difficultés et être populaires auprès des autres enfants. Mais ce comportement peut se retourner contre eux. Leurs pitreries peuvent être drôles, mais les enfants peuvent aussi les trouver ennuyeuses.

Bien sûr, tous les garçons atteints de TDAH ne sont pas confrontés à ces difficultés particulières. Bien que ces situations soient courantes chez les garçons, chaque enfant vit le TDAH différemment.