Le lien entre les Tics nerveux et le TDAH

Les tics sont caractérisés par des mouvements répétés, soudains, saccadés et involontaires du visage, des épaules, des mains, des jambes ou d’autres parties du corps. Ces mouvements peuvent comprendre des clignements d’yeux, des haussements d’épaules, des torsions du cou, des grimaces faciales, des langues qui sortent, des narines qui s’élargissent, des poings qui serrent, des bras qui se balancent, des coups de pied et des doigts de pied qui se recourbent.

Les tics peuvent également être vocaux. Ces tics vocaux peuvent comprendre des éclaircissements de gorge, des reniflements ou des reniflements, des grognements, des toux sèches, des claquements, des sifflements, des aboiements, ou même des mots ou des phrases.

Ces mouvements et/ou vocalisations peuvent être fréquents tout au long de la journée ou n’apparaître qu’occasionnellement. Ils ont tendance à augmenter en cas d’excitation, de stress physique ou social, d’anxiété ou si la personne est très fatiguée. On pense également que certains médicaments exacerbent les tics. Les tics se produisent moins souvent lorsqu’une personne est détendue et calme. Les tics ne se produisent pas pendant le sommeil.

Traitement contres les tics chez les TDAH

Le traitement d’une personne souffrant d’un tic peut comprendre des médicaments pour aider à contrôler les symptômes.

Les anciens neuroleptiques “typiques” tels que le pimozide et l’Haldol sont souvent utilisés pour réduire les tics, en plus des nouveaux neuroleptiques/antipsychotiques “atypiques” tels que la rispéridone. La clonidine et la guanfacine, des types d’agents antihypertenseurs, peuvent également être utilisés pour les tics légers à modérés et peuvent être mieux tolérés que les neuroleptiques.

Quelle est la fréquence des tics ?

Les tics les plus courants sont appelés tics provisoires (PTD), auparavant appelés tics transitoires, qui sont fréquents chez les enfants. Les tics qui durent un an ou plus sont appelés tics persistants, qui sont également appelés tics moteurs ou vocaux chroniques (CMVTD).

Les tics surviennent chez environ 20 % des enfants d’âge scolaire. Environ un enfant sur cinq âgé de 6 à 17 ans peut développer un tic, mais il peut parfois commencer dès l’âge de deux ans. Les tics semblent avoir un lien génétique, car ils ont tendance à se manifester dans les familles, et ont également été liés à des facteurs environnementaux.

Les tics chroniques touchent environ un pour cent des enfants et peuvent indiquer un trouble plus grave appelé syndrome de la Tourette (TS).

Syndrome de la Tourette

Le syndrome de Tourette est une maladie génétique et neurologique dont les principales manifestations sont la présence de tics moteurs et vocaux. La Tourette est couramment associée au TDAH, au trouble obsessionnel-compulsif, aux problèmes de comportement et aux difficultés d’apprentissage.

Le National Institute of Neurological Disorders and Stroke rapporte qu’environ 200 000 Américains souffrent de la forme la plus sévère de la Tourette, tandis qu’un sur cent présente le syndrome de Tourette et d’autres tics chroniques.

Bien que la Tourette soit une maladie chronique, les symptômes ont tendance à atteindre leur maximum au début de l’adolescence, avec une amélioration à la fin de l’adolescence et à l’âge adulte. La Tourette touche les hommes environ trois à quatre fois plus souvent que les femmes.

TDAH et les tics nerveux

Une étude réalisée en 2016 a révélé que 35 à 90 % des enfants atteints de Tourette souffraient également de TDAH. Des recherches ont montré que les troubles chroniques des tics, le syndrome de Tourette et les troubles obsessionnels compulsifs peuvent avoir des origines génétiques et neurologiques sous-jacentes, et qu’une personne atteinte de l’une de ces affections est également très susceptible de souffrir de TDAH. Chez les enfants qui développent des troubles à tics et un TDAH, le TDAH se développe généralement deux à trois ans avant les tics.

La question de savoir si les stimulants, la forme la plus courante de traitement médicamenteux du TDAH, aggravent ou même provoquent des tics a suscité une certaine controverse. Des études indiquent que la plupart des enfants souffrant de tics et de TDAH concomitants ne présentent pas d’augmentation de la gravité des tics lorsqu’ils reçoivent des doses faibles à modérées de stimulants.

Toutefois, il semble qu’il y ait une petite proportion d’enfants pour lesquels cela constitue un problème. Il n’est pas clair si les stimulants provoquent réellement le tic ou si les stimulants déclenchent des tics qui étaient déjà préexistants, mais pas encore évidents. Il est également possible que les tics ressemblent à l’ADHD dans leurs premiers stades. Il est également possible que les tics ressemblent au TDAH dans ses premiers stades. Le tic peut donc s’être développé, que l’enfant ait été traité ou non avec des stimulants.

Si votre enfant atteint de TDAH développe des tics, signalez-le au médecin de votre enfant. Ensemble, vous évaluerez les risques et les avantages potentiels de différents médicaments, et vous explorerez les médecines alternatives aux stimulants.