Améliorer les relations tout en gérant la colère et le TDAH

Les personnes atteintes du TDAH ont tendance à montrer leurs émotions facilement. Elles ont souvent du mal à gérer leurs sentiments, surtout lorsqu’il s’agit d’émotions difficiles comme la colère. Lorsqu’une personne a du mal à contrôler son humeur et à réguler ses sentiments, elle peut devenir frustrée assez rapidement, être coléreuse, hargneuse et imprévisible.

La difficulté à réguler ses émotions, combinée à des problèmes de contrôle des impulsions, peut donner lieu à d’importantes explosions. Cela peut créer beaucoup de stress et d’amertume dans les relations, car le partenaire/conjoint de la personne atteinte du TDAH est souvent celui qui supporte le poids de ces explosions. De nombreux partenaires ont l’impression de marcher sur des œufs dans leur relation, car ils ne savent pas quand la prochaine éruption se produira.

Conseils pour maîtriser la colère chez un TDAH

  1. La première étape consiste à reconnaître que la colère est un problème pour vous. Prenez la responsabilité de vous approprier ce problème. Si vous avez pris l’habitude de blâmer votre partenaire ou d’autres personnes pour votre colère, faites un effort conscient pour arrêter de le faire. Au lieu de cela, asseyez-vous avec votre partenaire lorsque vous êtes tous deux de bonne humeur et dans un état d’esprit ouvert et parlez. Abordez le problème sans porter de jugement et en vous concentrant sur les solutions.

    Une fois que vous aurez reconnu que vous avez fait des erreurs, vous aurez probablement le sentiment d’avoir causé de la peine à votre partenaire. Communiquez vos sentiments à votre partenaire. Dites que vous êtes désolé(e) et acceptez le pardon. Allez de l’avant avec le projet d’améliorer votre relation.
  2. Soyez plus conscient des moments où vous communiquez avec sarcasme. Le sarcasme est une façon colérique et dévalorisante d’interagir avec les autres. Comprenez que les commentaires mordants sont nuisibles et faites un effort délibéré pour exprimer vos sentiments d’une manière plus appropriée. Parlez-en ouvertement avec votre partenaire. Si votre partenaire a été la cible de vos sarcasmes, il ou elle aura probablement beaucoup à dire à ce sujet. Si le sarcasme se glisse dans vos conversations, demandez à votre partenaire de le signaler immédiatement. Excusez-vous et continuez à travailler pour éliminer les commentaires sarcastiques.
  3. Dressez une liste des éléments déclencheurs qui ont tendance à déclencher des sentiments de colère. En devenant plus conscient de ces déclencheurs, vous pourrez intervenir et freiner plus tôt avant que vos émotions ne soient si fortes que vous atteigniez le point de non-retour. Soyez conscient des facteurs environnementaux qui peuvent entraver votre maîtrise de soi, comme la fatigue, la faim, la surcharge de stimulation, etc.

    Il est également important de prendre conscience des signes physiques de votre colère. Avez-vous tendance à serrer la mâchoire lorsque la colère commence à bouillonner ? Sentez-vous votre cœur battre plus vite ? Votre respiration devient-elle plus superficielle et rapide ? Votre visage commence-t-il à chauffer ? Vos oreilles vous brûlent-elles ? Quels sont les signaux corporels qui indiquent que la colère s’intensifie ? Lorsque vous ressentez ces réactions dans votre corps, elles vous indiquent qu’il est temps de vous éloigner et de décompresser.
  4. Arrêtez-vous et prenez une grande respiration… ou plutôt plusieurs respirations lentes et profondes. Respirez profondément à partir de votre abdomen (et non de votre poitrine), puis expirez jusqu’à ce que vos poumons soient vides. Apprenez et pratiquez d’autres techniques de relaxation, comme la méditation et le décompte lent jusqu’à dix, qui vous aideront à reprendre le contrôle de vos émotions avant qu’elles ne deviennent ingérables.

    Apprenez à reconnaître les sentiments qui peuvent être à l’origine de votre colère. Parfois, lorsque nous réagissons par la colère, nous ressentons en fait d’autres émotions plus vulnérables comme la gêne, la douleur, la frustration, la déception ou la tristesse. Exprimer sa colère peut sembler plus sûr que de traiter ces émotions plus difficiles, mais si nous n’abordons pas ces autres sentiments, ils continuent d’être refoulés et non résolus.

    Les stimulants peuvent parfois contribuer à l’irritabilité. Si vous craignez que cela soit un problème pour vous, consultez votre médecin.
  5. Enfin, veillez à ce que vous et votre partenaire participiez au traitement de votre TDAH, y compris à la thérapie de couple ou à la thérapie familiale si d’autres membres sont concernés. Lorsque vous êtes tous deux conscients de la façon dont le TDAH peut affecter votre relation, vous êtes plus enclins à suivre toutes les approches thérapeutiques recommandées. Vous êtes également plus susceptibles d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies efficaces pour faire face à la situation, communiquer et établir des relations avec l’autre.